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de Presse / Editions à tirage
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Contact : 94
rue de la Poterie-77720 La Chapelle-Gauthier |
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Née à Rennes
le 07/02/1946 Etudes de littérature ancienne et moderne, d’histoire de l’art. |
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L’inclination
du regard
Henri-Pierre JEUDY Ce ne sont plus les squelettes des Capucins que je suis en train de regarder. J’en ai pourtant gardé le souvenir. Ils me hantent encore les nuits d’été quand la peau transpire tellement qu’elle semble coller aux os. Il faut que je me rende à l’évidence : Bernadette Février les a bien appelés « Cappucini », ils ont l’air d’être revenus comme des fantômes et nul ne saura jamais si, sous leur aube, ils ont encore des omoplates, des tibias ou des métatarses. Ils ont même l’air joyeux. Peut-être dansent-ils… Ils reviennent de loin, ils sont tout aussi ahuris que moi-même en train de les regarder. A vrai dire, ils ne le sont pas de la même façon. Ils ont triomphé de la mort, ils n’en reviennent pas, ils sont sortis des catacombes et maintenant ils nous jouent une ritournelle. Impossible de regarder chaque jour un tableau de Bernadette Février sans que l’ébauche d’une histoire n’advienne de cet étrange interstice entre le figuratif et le non figuratif. Dans mon salon à Paris, il y en a un. Pour le moment, il est seul. Il semble s’être isolé des autres, non en ce sens où il ferait partie d’une œuvre dont il aurait été extirpé, il est là, comme la parcelle d’une histoire qui poursuit son récit chaque fois que je me tourne vers lui. Et si je me trouve ailleurs, j’ai l’impression qu’il continue à parler. Vient-il d’une série intitulée « Puppet show » ? Comme dans tant d’autres tableaux, son corps fait masse et, en même temps, il semble très léger, en mouvement, toujours en mouvement , souvent oblique, suspendu d’une manière verticale, à peine inclinée. Devrais-je le regarder en penchant ma tête par côté ? Au contraire, en gardant la tête droite, le mouvement n’est plus l’effet de ma perception, il épouse ce rythme d’une histoire sans fin qui crée l’allégorie de l’univers dont il fait partie. Quiconque pourrait alors penser que le silence pictural serait banni à tout jamais. Rien de plus agaçant que des tableaux qui ne dorment jamais ! Ils vous hantent ! Mais les tableaux de Bernadette Février donnent au regard l’expression d’une mystérieuse tendresse, celle dont la puissance tient à l’union incongrue entre le voyage au pays des morts (Les Cappucini) et la pérégrination historique (Marco Polo). Si éloignée du fétichisme contemporain pour l’horreur – conséquence inéluctable de l’apologie d’une libération du signifiant – cette constellation de l’imaginaire, telle la répétition fragmentée d’une narration cosmique, offre la vision d’une collision naturelle du tragique et de l’allègre. Les corps peuvent bien paraître morcelés, de leur mouvement même adviennent les liens qui mettent en œuvre leur potentielle unité. La singularité de cette absence de distinction entre le figuratif et le non figuratif est de révéler « ce qui est en puissance », de mettre le regard en position de voir l’étrange immobilité de l’ébranlement du corps. Et les couleurs que choisit Bernadette Février, qu’elles soient vives ou ternies, accentuent, comme si elles jouaient le rôle d’un fond au moment où advient la forme, la vision de « ce qui est en puissance », ou, pour reprendre une idée chère à Spinoza, de « ce que peut le corps ». Lorsque je vis pour la première fois La Chinoise, ce fut le coup de foudre. Son visage, à peine perceptible, m’avait fasciné par l’immensité de sa puissance à dire : « il en est ainsi ». La tête légèrement inclinée, les cheveux très noirs, et cette esquisse d’une expression qui fait que le regard sur le monde devient en même temps un regard du monde. La Chinoise venait de me faire découvrir la féminité de la sagesse zen. Ce qui est étonnant, c’est la manière atemporelle par laquelle une pratique picturale figure l’enchaînement de ses visions. Regardant les peintures de Bernadette Février, et avant même de reconnaître les signes habituels de la poursuite d’une œuvre, je perçois un monde, j’entre dans un monde. Et ce monde qui capte mon imagination ne trahit aucune chronologie, aucune figure du temps qui me laisserait croire en une succession d’époques. Comme entraîné par un effet perpétuel de la simultanéité temporelle, comparable à celui du rêve, le regard oublie toute origine factuelle de sa position dans le temps. Le monde imaginaire advient de lui-même sans imposer l’effort d’une séparation. Il est là, tel qu’il est, tel le réel qui surgit sans prévenir. Les couleurs jouent un rôle musical, elles accompagnent, par le rythme de leur alternance, la destinée des fragments ou des séries allégoriques. La destinée aussi d’une pensée interrogative dont l’expression picturale calme les angoisses de la mort et de la disparition dans un temps sans fin. Les peintures de
Bernadette Février me donnent le sourire.
Un sourire que je ne décide pas, un sourire qui vient de sa
peinture. Un sourire du monde, et celui-ci n’a rien de moqueur,
il tire son possible dessein de l’angoisse elle-même. N’ayant
point de commune mesure avec la fausse sérénité de
l’ironie, il s’impose telle la manifestation d’une
irréductible douceur. |
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EXPOSITIONS COLLECTIVES 1976: Galerie
Stevenson Palluel - PARIS |
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EXPOSITIONS PERSONNELLES 1984: Exposition à la
MJC du MEE 77350 |
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INTERVENTIONS DANS DES EDITIONS A TIRAGES LIMITES 1975: Peintures
pour “ DES PEINTRES” - Coll. ECBOLADE |
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COMMANDES 1982: Peinture
murale de 4m/2m50 , rue de la Gaité PARIS 14°, dans le cadre
du |
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AUTRES ACTIVITES CULTURELLES 1979
: réalise
des interview au Festival de cinéma de Sorrente(Italie). |
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VENTES 1983
: FRAC Basse Normandie |
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PRESSE 1976-1977:
Nouveau groupe Constat Rennes (Ouest France 17/12/1976) |
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